Starlink cartographie la haute atmosphère en première mondiale
Des chercheurs de l'université de Kyoto ont mis au point une méthode pour cartographier la haute atmosphère terrestre en utilisant les données orbitales des satellites Starlink, créant ainsi une vue bidimensionnelle de la densité thermosphérique. La technique applique la tomographie aux informations satellitaires publiques, selon une étude publiée le 12 août 2026.
La thermosphère, une couche de gaz neutre située entre environ 100 et 1 000 kilomètres d'altitude, représente plus de 99 % de la haute atmosphère. Sa densité affecte la traînée des satellites, mais elle est difficile à mesurer directement, contrairement à l'ionosphère ionisée, qui représente moins de 1 % et peut être observée par le comportement des ondes radio.
De meilleures mesures de la densité thermosphérique pourraient améliorer les prévisions de mouvement des satellites et réduire les risques de collision alors que l'orbite terrestre basse devient de plus en plus encombrée. L'équipe de Kyoto a estimé la densité autour d'environ 1 200 satellites Starlink volant à une altitude de 482 kilomètres, en utilisant la décroissance progressive de leurs orbites pour en déduire la traînée atmosphérique.
L'instantané résultant à environ 500 kilomètres d'altitude est la première analyse tomographique de ce type, selon les chercheurs. Les schémas de densité ont montré une forte cohérence avec les observations des satellites SWARM de l'Agence spatiale européenne, qui mesurent les variations de densité le long de leurs trajectoires orbitales.
Ce travail s'appuie sur une étude antérieure de la même équipe qui utilisait les données Two-Line Element des satellites Starlink pour estimer comment la densité thermosphérique variait dans le temps et en altitude. La nouvelle analyse ajoute une variation horizontale en latitude et en longitude, révélant une structure géographique plus marquée dans la thermosphère.
L'auteur correspondant, Mamoru Yamamoto, a décrit l'étude comme « une étude multidisciplinaire entre science spatiale et ingénierie spatiale », notant qu'un dialogue plus approfondi entre les deux domaines est nécessaire. La technique pourrait éventuellement soutenir une surveillance quasi en temps réel de la densité atmosphérique autour des satellites, améliorant les prévisions météorologiques spatiales et les opérations satellitaires.
Sources
- ScienceDailySecondaire
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