Espace

Google envoie ses premières TPU en orbite la semaine prochaine

Publié le 3 min readPar NewUJ Editorial Desk

Mis à jour le nouvelles informations ajoutées

Google envoie ses premières TPU en orbite la semaine prochaine
Photo : Google
0 0
XWhatsAppTelegramLinkedIn

Le vol de la semaine prochaine ne testera pas la pièce maîtresse de l'architecture que Google décrit depuis un an. Les liaisons laser entre satellites, indispensables à des grappes de calcul en orbite, ne seront mises à l'épreuve qu'en 2027, avec deux satellites. La société l'a précisé le 24 septembre 2026 en annonçant le premier essai en orbite de Project Suncatcher, sa recherche sur l'hébergement d'infrastructures d'apprentissage automatique dans l'espace.

Ce premier vol emporte un satellite prototype équipé des Tensor Processing Units (TPU) de Google, sur la mission de covoiturage Transporter-18 de SpaceX. L'engin a été mis au point avec Planet, la société d'imagerie terrestre. L'objectif affiché est de recueillir en orbite des données sur la façon dont les TPU encaissent les contraintes mécaniques du lancement ainsi que les extrêmes de rayonnement et de température. Google présente l'exercice comme une façon de "voir ce qui fonctionne et de repérer les points de défaillance", pas comme un centre de données orbital opérationnel.

Trois épreuves au sol ont précédé. La montée en orbite basse dure environ 10 minutes, avec une accélération soutenue atteignant 10 fois la pesanteur, tandis que des composants isolés comme les puces TPU peuvent subir de 50 à 100 g. Google a fait vibrer le satellite sur les trois axes et s'est dit "agréablement surpris" que le matériel tienne. Côté rayonnement, des charges de travail d'IA ont tourné sur des TPU Trillium placées dans un faisceau de protons au Crocker Nuclear Laboratory de l'université de Californie à Davis: les puces ont encaissé une dose ionisante totale supérieure à celle d'une mission spatiale de cinq ans.

Reste le refroidissement. Dans le vide, sans circulation d'air, la chaleur ne part que par des radiateurs; Google associe caloducs et radiateurs et n'a pour l'instant validé l'ensemble qu'en chambre à vide thermique au sol. L'intérêt de tout cela tient à l'énergie: en orbite basse, l'ensoleillement est quasi permanent et des panneaux y produisent, selon Google, jusqu'à huit fois plus d'électricité qu'au sol.

L'étude de conception publiée par Google le 4 novembre 2025 donne la cible lointaine: des satellites portant chacun des dizaines de TPU, en formation serrée. Elle modélise à titre d'exemple une constellation de 81 satellites à 650 km d'altitude moyenne, avec un rayon de grappe de 1 km. Ce rayon représente environ 0,15% de l'altitude retenue, autrement dit une formation extrêmement resserrée à l'échelle de l'orbite. Maintenir les faisceaux alignés revient, selon la comparaison de Google, à viser une cible de la taille d'une pièce de monnaie à des kilomètres de distance pendant que les deux points bougent. Son analyse situe par ailleurs la parité de coût avec un centre de données terrestre autour de 200 dollars par kilogramme lancé, au milieu des années 2030.

Google ne donne ni date de lancement, ni nom de satellite, ni nombre de puces. Geo News a fait état d'un décollage le 1er octobre sur un Falcon 9, avec un satellite de la taille d'un réfrigérateur baptisé MVP embarquant quatre TPU; ces éléments ne figurent pas dans le texte de Google.

Sources

Report / request removal

Associé

Comments

No comments yet. Be the first.